Selon une enquête réalisée par l’Observatoire de la jeunesse solidaire, 95% des français estiment que les enjeux liés à la jeunesse sont une priorité pour les présidentielles. La jeunesse constituera donc une thématique prioritaire pour les candidats à l’élection de 2012.
Face à ce constat, il faut trouver les meilleures solutions pour la jeunesse et donc pour l’ensemble de la société française. En 2012, il s’agit de se proposer une politique publique raisonnable et emprunte de réalisme, mais aussi et avant tout ambitieuse, à la hauteur de la vision que l’on se fait de la France. La jeunesse doit être pleinement intégrée en société Notre jeunesse souffre. Elle rencontre des difficultés énormes pour se loger. Face à des loyers exhorbitants, elle n’a pas les moyens de trouver un appartement décent. Les jeunes voient aussi la porte du premier emploi se refermer inexorablement devant eux. Le taux de chomage des 15-24 ans est de 24,2% au troisième trimestre 2010, selon l’INSEE. Nous devons donc déployer des moyens publics conséquents en direction de la jeunesse pour régler ses problèmes de logement et d’emploi. La réquisition, par les pouvoirs publics, des logements laissés vacants en France peut constituer une première solution. Nous pouvons également penser à interdire les cautions supérieures à un mois pour les logements étudiants. Le développement des contrats aidés pour les jeunes, le développement de l’apprentissage tutoré entre un jeune salarié et un salarié proche de la retraite constituent aussi de bonnes idées pour pallier le bizutage social dont sont victimes les jeunes. En échange, la jeunesse doit faire un effort de solidarité et de responsabilité En retour, la jeunesse plus intégrée doit tourner son effort vers la solidarité intergénérationnelle. L’essentiel de notre action pour soutenir la jeunesse doit permettre de recréer du liant social dans notre société en proie à l’anomie. Les pouvoirs publics doivent aider les jeunes pour que ces derniers s’engagent en faveur des plus anciens, des plus seuls et des plus démunis. L’Etat doit favoriser le fait que les citoyens de tous les âges s’entraident et prennent soin les un des autres. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, la défiance entre les âges morcelle malheureusement chaque jour notre édifice social. D’un côté, toujours selon l’enquête de l’Observatoire pour une jeunesse solidaire, 88% des jeunes ne comptent que sur leurs efforts personnels. De l’autre côté, en 2009, 51% des Français estimaient que la jeunesse était “individualiste” et “peu tolérante”. Nous devons donc agir en 2012 pour résoudre cette fracture générationnelle qui reste malgré tout une fracture sociale de notre société. Pour créer une véritable politique publique de la jeunesse en 2012, je formulerai 89 propositions concrètes en mai prochain centrées autour de la refondation d’un pacte intergénérationnel. Je porterai cette parole auprès des candidats à l’élection présidentielle pour qu’enfin nous pensions un avenir social et républicain à nos marasmes collectifs.



