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ACTU’AJF

Priorité Jeunesse

prioritejeunesseL’association des Jeunes de France (AJF) salue le plan d’actions gouvernemental annoncé aujourd’hui, à l’issue du premier Comité interministériel de la jeunesse (CIJ) du gouvernement Ayrault. « Neuf mois après sa prise de fonction, le gouvernement donne enfin une feuille de route à son plan, et un interlocuteur, le Délégué interministériel à la Jeunesse, aux partenaires de cette politique publique de la jeunesse » précise Maxime Verner, président de l’AJF.

13 chantiers prioritaires et 47 mesures concrètes. Une méthode, un tableau de bord et un rapport annuel présenté au Parlement. Une vision et une co-construction des politiques publiques. Enfin l’espoir de voir une politique publique de la jeunesse efficace dans notre pays, face aux impérieux défis qui se présentent à nous.

Nous tenons à saluer l’engagement pris par le gouvernement, qui fait suite à des années de travail de la part des acteurs de terrain, jeunes et acteurs engagés auprès de la jeunesse. Depuis 2006, l’association des Jeunes de France s’engage à proposer un accompagnement aux jeunes et aux institutions, mais aussi à être force de proposition pour améliorer nos politiques publiques. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre, où nous ne manquerons pas d’être vigilants et mobilisés.

Tout d’abord, un nouveau service public de l’orientation (SPO) sera expérimenté dans 4 à 6 régions dès septembre. Il coordonnera au niveau régional toutes les structures qui concourent à l’information sur les formations et les métiers. Nous proposons depuis plusieurs années un guichet unique de l’orientation[1], et nous sommes certains du bien-fondé de cette réforme.

La garantie universelle des loyers[2] devrait entrer en application début 2014, tandis que la « garantie jeunes », programme proposé par les missions locales aux jeunes en difficultés d’insertion avec une garantie de ressources au niveau du rSa, sera lancée dans 10 territoires pilotes dès septembre.

Par ailleurs, une amélioration du statut des stagiaires[3] permettra de plafonner leur part dans les effectifs des entreprises et d’étendre certaines dispositions protectrices du Code du travail à leurs stages.

Dans sa volonté de favoriser le parcours de réinsertion des jeunes détenus ou faisant l’objet d’une mesure judiciaire, nous proposons au gouvernement d’inciter les entreprises à financer un voyage initiatique pour les jeunes sortant de prison[4], en échange d’un contrat à durée déterminée. Il s’agit d’améliorer sa réinsertion en lui donnant l’occasion de se reconstruire en dehors de son environnement social, et avec le soutien d’acteurs de terrain et de l’entreprise.

Le gouvernement s’est aussi engagé à intégrer un plan jeunes à sa stratégie nationale de santé[5], discutée en 2014. Il va installer un livret de compétences[6] pour valoriser les capacités et les aptitudes développées dans l’engagement associatif et culturel. Le CIJ a également proposé d’accroître et de diversifier la mobilité européenne et internationale des jeunes[7].

Enfin, le gouvernement promet de rendre effective la tenue des cérémonies citoyennes de remise de la carte d’électeur aux jeunes[8]. Le CIJ réaffirme l’engagement pris par la commission Jospin : que chaque électeur puisse se présenter sans condition d’âge minimal, pour l’ensemble des mandats politiques, syndicaux et professionnels[9].

Pour favoriser la participation des jeunes, le gouvernement envisage de mobiliser une Conférence nationale de la Jeunesse[10] composée de représentants de l’Etat, des collectivités, des associations de jeunesse et de représentants des syndicats et des conseils de jeunes âgés de moins de 30 ans.

Aujourd’hui, gouvernement, associations, jeunes et acteurs engagés pour la jeunesse, nous avons une priorité commune. L’association des Jeunes de France prendra toute sa part dans les différents projets liés au développement de voies d’accès à l’autonomie des jeunes et poursuivra son effort de proposition auprès des institutions, tout en restant vigilant sur les engagements pris aujourd’hui par le gouvernement.

Contacts

Maxime Verner, président

presidence@jeunesdefrance.fr – 06.65.13.04.27

Sylvain Reymond, secrétaire général

secretariat@jeunesdefrance.fr – 06.22.66.43.72


[1] Proposition 15 in Maxime Verner, Jeunes de tous les âges, unissons-nous ! 89 propositions pour 2012, Max Milo, juin 2011

[2] Proposition 6, ibid

[3] Proposition 21, ibid

[4] Proposition 80, ibid

[5] Proposition 3, ibid

[6] Proposition 17, ibid

[7] Proposition 4, ibid

[8] Proposition 9, ibid

[9] L’AJF a initiée dès 2008 la loi du 14 avril 2011 relative à l’élection des parlementaires, instaurant dans son article premier l’éligibilité à 18 ans aux élections législatives, européennes et présidentielles, et à 24 ans aux sénatoriales.

[10] Proposition 63, ibid


Qu’est-ce que la jeunesse ?


Une politique publique pour la jeunesse en 2012

L’association des Jeunes de France a présenté ce jeudi 24 novembre 2011 ses 12 propositions pour une politique publique de la jeunesse, à l’Assemblée nationale.

Vous pouvez le télécharger ici.

Voici un aperçu des 12 mesures, dans leurs grandes lignes :

1. Nommer un ministre auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse
2. Installer un Comité pour la consultation de la jeunesse
3. Créer une Fondation de la mobilité, organisant le permis gratuit pour les jeunes majeurs
4. Supprimer le redoublement au collège et le remplacer par des classes soutenues par des programmes d’école ouverte
5. Installer un guichet unique de l’orientation
6. Créer les carnets d’autonomie en première année universitaire
7. Améliorer la condition des jeunes étudiants stagiaires en instaurant un baromètre national de rémunération
8. Lancer un programme national d’éducation à la santé, de la maternelle à l’université
9. Renforcer l’ouverture de logements sociaux sous la forme de résidences intergénérationnelles
10. Suivre un service civique d’un mois rétribué, avant ses 25 ans
11. Mettre en place une éducation civique plus concrète et complète
12. Ouvrir des écoles de l’entrepreneuriat social, dans les universités et les grandes écoles


La jeunesse, une priorité de l’élection présidentielle pour les Français

Par Maxime Verner, président de l'AJF

Selon une enquête réalisée par l’Observatoire de la jeunesse solidaire, 95% des français estiment que les enjeux liés à la jeunesse sont une priorité pour les présidentielles. La jeunesse constituera donc une thématique prioritaire pour les candidats à l’élection de 2012.

Face à ce constat, il faut trouver les meilleures solutions pour la jeunesse et donc pour l’ensemble de la société française. En 2012, il s’agit de se proposer une politique publique raisonnable et emprunte de réalisme, mais aussi et avant tout ambitieuse, à la hauteur de la vision que l’on se fait de la France. La jeunesse doit être pleinement intégrée en société Notre jeunesse souffre. Elle rencontre des difficultés énormes pour se loger. Face à des loyers exhorbitants, elle n’a pas les moyens de trouver un appartement décent. Les jeunes voient aussi la porte du premier emploi se refermer inexorablement devant eux. Le taux de chomage des 15-24 ans est de 24,2% au troisième trimestre 2010, selon l’INSEE. Nous devons donc déployer des moyens publics conséquents en direction de la jeunesse pour régler ses problèmes de logement et d’emploi. La réquisition, par les pouvoirs publics, des logements laissés vacants en France peut constituer une première solution. Nous pouvons également penser à interdire les cautions supérieures à un mois pour les logements étudiants. Le développement des contrats aidés pour les jeunes, le développement de l’apprentissage tutoré entre un jeune salarié et un salarié proche de la retraite constituent aussi de bonnes idées pour pallier le bizutage social dont sont victimes les jeunes. En échange, la jeunesse doit faire un effort de solidarité et de responsabilité En retour, la jeunesse plus intégrée doit tourner son effort vers la solidarité intergénérationnelle. L’essentiel de notre action pour soutenir la jeunesse doit permettre de recréer du liant social dans notre société en proie à l’anomie. Les pouvoirs publics doivent aider les jeunes pour que ces derniers s’engagent en faveur des plus anciens, des plus seuls et des plus démunis. L’Etat doit favoriser le fait que les citoyens de tous les âges s’entraident et prennent soin les un des autres. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, la défiance entre les âges morcelle malheureusement chaque jour notre édifice social. D’un côté, toujours selon l’enquête de l’Observatoire pour une jeunesse solidaire, 88% des jeunes ne comptent que sur leurs efforts personnels. De l’autre côté, en 2009, 51% des Français estimaient que la jeunesse était « individualiste » et « peu tolérante ». Nous devons donc agir en 2012 pour résoudre cette fracture générationnelle qui reste malgré tout une fracture sociale de notre société. Pour créer une véritable politique publique de la jeunesse en 2012, je formulerai 89 propositions concrètes en mai prochain centrées autour de la refondation d’un pacte intergénérationnel. Je porterai cette parole auprès des candidats à l’élection présidentielle pour qu’enfin nous pensions un avenir social et républicain à nos marasmes collectifs.


« Redonner confiance à la jeunesse »

Par Maxime Verner, président de l'AJF

18 % de la tranche des 18-24 ans a voté pour l’extrême-droite lors du premier tour des élections cantonales (enquête réalisée par l’institut de sondage IPSOS). Comme en 2002, une partie de la jeunesse de France a choisi de se tourner vers un parti, qui, à priori, n’incarne pas les idéaux de solidarité et de générosité auxquels sont généralement attachées les jeunes générations. Ce chiffre, ajouté à celui de l’abstention (76% chez les 18-24 ans) fait l’effet d’un coup de poignard…

Derrière ce chiffre se cache le profond désarroi d’une classe d’âge, précarisée et paupérisée, pour qui l’avenir ne rime pas avec l’espoir. Partout dans le pays, les 18-24 ans ont la sensation d’être passablement exclus de la construction de la société. Génération bloquée des stagiaires longue durée, des enfants d’immigrés exclus de l’emploi, des ruraux isolés, elle se sent de moins en moins écoutée, de moins en moins considérée. Là où leurs aînés s’enflammaient pour des idéologies et des combats, et pensaient encore qu’ils pourraient rendre leur avenir meilleurs, les jeunes de 2011 sont lestés d’une résignation de plomb.

Le vote en faveur du Front National est un cri de détresse d’une classe d’âge qui souffre dans sa chair et qui voudrait trouver un écho salvateur dans le message des politiques. Il est du devoir des partis républicains d’écouter cet appel à l’aide de ses enfants et de leur redonner espoir. La campagne présidentielle qui va s’ouvrir doit impérativement conduire les candidats à se pencher sur les thématiques d’emploi des jeunes, d’accès au logement… Cette prise de conscience sera la condition sinequanone afin d’éviter qu’une partie plus grande encore de la jeunesse ne bascule dans le nihilisme politique.

Mais loin de moi l’idée de vouloir accorder à la jeunesse l’exclusivité de la souffrance et du désespoir. C’est l’image d’une société meurtrie, dans toutes ses composantes, qui s’offre à nous en ce lendemain d’élection. Contrairement à d’autres je ne pense pas que la solution réside dans la confrontation des générations les unes aux autres, ou des catégories les unes par rapport aux autres. La construction d’un avenir plus sûr et serein passe par l’injection d’une grande dose de solidarité dans les veines de notre société. C’est tout le sens de la politique intergénérationnelle que j’appelle de mes vœux  et qui constitue le socle des 89 propositions pour la jeunesse, que l’Association des Jeunes de France présentera début juin à l’occasion de la sortie d’un manifeste.


Tribune de Maxime Verner, président de l’AJF, sur le site du Monde

L’éligibilité à 18 ans pour sortir de l’état de minorité

Par Maxime Verner, président de l'AJF

Les sénateurs ont voté un projet de loi organique le 2 mars dont l’article premier abaisse l’âge requis pour se présenter aux élections législatives, européennes et présidentielles à 18 ans, et à 24 ans aux élections sénatoriales. « Irresponsable,disent certains, on ne peut pas légiférer lorsque l’on a pas de poil au menton », ai-je entendu sur les plateaux de télévision. Que les plus timorés se rassurent, les jeunes ne vont pas déferler dans les chambres de la République. Ils pourront simplement tenter leur chance aux élections, une chance qu’on leur refuse aujourd’hui.

Lire la suite : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/16/l-eligibilite-a-18-ans-pour-sortir-de-l-etat-de-minorite_1493540_3232.html


Pour une politique publique de la jeunesse en 2012

Le 22 décembre dernier, le président de l’association des Jeunes de France, Maxime Verner, a annoncé au micro d’Yves Calvi (RTL) sa candidature à l’élection présidentielle, pour porter la voix de la jeunesse dans ce débat national.

Maxime Verner, président de l'AJF, répond aux questions d'Yves Calvi

Avec le vote de l’éligibilité à 18 ans à toutes les élections (18 ans + un mandat local, soit 24 ans, aux sénatoriales) début mars 2011 par le Sénat, et suite à son adoption par l’Assemblée nationale fin 2010, l’AJF apportera 89 propositions dans le débat public pour qu’une politique publique de la jeunesse soit entreprise dès 2012.

Maxime Verner publiera un manifeste présentant son projet de contrat social entre les jeunes et la République en mai, et le présentera à l’ensemble des autres candidats à l’élection présidentielle.